LEON VIII
Romain, élu pape en 963. Protoscriniaire de l'Eglise romaine, il fut élu par un synode convoqué par Othon Ier en remplacement de Jean XII, déposé. Chassé de Rome par les partisans de Jean (964), rétabli par l'empereur (965), après l'élection de Benoît V, comme successeur de Jean, mort le 14 mai 964, il régna réguliairement après la renonciation de son compétiteur. retour

 
 

LEON IX
Le premier pape de la réforme grégorienne est né à Eguisheim dans le Haut-Rhin. Elève de l'école épiscopale de Toul, puis chanoine de sa cathédrale et enfin évêque, il se préoccupera de la vie régulière des monastères de son diocèse. Nommé pape par l'empereur, il n'accepta de ne l'être qu'après son élection par le peuple de Rome. Il parcourut l'Occident pour éviter les pratiques de la simonie qui achetait les charges épiscopales et monastiques. Vis-à-vis de l'Orient chrétien, il tente la conciliation par une ambassade de cardinaux, mais elle échoua devant l'intransigeance du patriarche Michel Cérulaire. La rupture qui s'en suivit ne peut lui être imputée. La fin de son pontificat fut assombri par l'expansion normande dans le sud de l'Italie. Il fut d'ailleurs fait prisonnier après que les armées pontificales aient été battues en juin 1053. Il peut rentrer à Rome 8 mois plus tard, en mars. Mais, épuisé par les épreuves, il meurt quelques semaines après. Les historiens retiennent de lui qu'il sut choisir de grands collaborateurs dont l'un deviendra le pape Grégoire VII. Ils retiennent aussi son abnégation, sa patience et son souci de la vie spirituelle du peuple chrétien. Les anathèmes réciproques lancés entre le patriarche de Constantinople et le Pape de Rome ont été levés le 7 décembre 1965 par le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras pour en effacer la mémoire et ouvrir la voie vers l'unité. retour

 
 

LEON X
Giovanni de' Medici ou Jean de Médicis est le second fils de Laurent le Magnifique et de Clarisse Orsini. Grâce à sa parenté, il eut une éducation plus que enviable. Plusieurs précepteurs de renom se sont occupés du jeune Jean : Demetrius Chacondyle, Bernardo Michelozzo, Ange Politicien et Gregorio da Spoleto. Quant à ses amis d'enfance qui lui restèrent fidèles toute sa vie durant, il s'agit de Bernardo Dovizzi (plus tard devenu le cardinal Bibbiena) et de son cousin Jules (qui deviendra le pape Clément VII). Très tôt, il est plongé dans le monde ecclésiastique. Alors qu'il n'est âgé que de huit ans (vers 1483-1484), le pape Sixte IV nomme Jean de Médicis protonotaire apostolique (grade le plus élevé parmi les prélats de la cour romaine qui ne sont pas évêques). Cinq ans plus tard (vers 1488-1489), Sixte IV le fait cardinal. C'est alors qu'il part pour Pise pour faire des études ecclésiastiques. C'est pendant cette période qu'il fait la connaissance de César Borgia avec qui il sympathise. 1492 est une année marquante dans la vie de Jean. Tout d'abord, son père décède le 8 avril. Orphelin de père, il est témoin de la recrudescence des actions menées par les partisans de Girolamo Savonarola (ou Jérôme Savonarole) qui amènera la famille Médicis à quitter Florence deux ans plus tard en 1494, et cela malgré l'aide financière des Médicis apportée pour l'élection de Rodrigo Borgia (qui devient alors le pape Alexandre VI) . C'est alors que Jean, âgé de 18 ans, s'exile en compagnie de son frère Julien et de son cousin Jules. Pendant trois ans, il voyage à travers plusieurs pays : l'Italie - où il demande asile à la cour du duc d'Urbain - , l'Allemagne, les Pays-Bas et pour finir la France d'où il sera expulsé suite à son arrestation à Rouen. Au cours de ce périple, il s'enrichie d'une certaine expérience politique. retour

 
 

LEON XI
né à Florence en 1535, mort à Rome en 1605. Ambassadeur de Toscane à Rome, évêque de Pistoie (1573), archevêque de Florence (1574), cardinal (1583) légat en France (1596 - 1598), il fut élu le 1er avril 1605 et ne régna que vingt-six jours. retour